(AOF) - Amoeba grimpe de 56,54% à 3,17 euros après avoir annoncé une avancée scientifique majeure sur la formulation de son amibe Willaertia magna C2c Maky, contre le mildiou, un champignon pathogène de la vigne. Ainsi, le groupe a effectué des tests en laboratoire et en serre pour démontrer l’efficacité de son amibe, "en particulier, une formulation sèche, sous forme de poudre, composée d'amibes Willaertia magna C2c Maky lysées, c'est-à-dire mortes et en morceaux, a démontré un niveau d'efficacité comparable au produit chimique de référence et à l'amibe vivante".

"La substance active ainsi obtenue sous forme de lysat d'amibes en poudre constitue une avancée scientifique majeure étant donné qu'elle conserve son efficacité contre le mildiou et apporte de nombreux avantages techniques et réglementaires", poursuit le groupe.

Le groupe poursuit la recherche et le développement de son application de biocontrôle en protection des plantes sur base de ce lysat d'amibes en poudre et envisage la soumission des dossiers de demande d'homologation en Europe et aux Etats-Unis au 1er trimestre 2020.

Sous réserve d'approbation par les autorités compétentes des produits contenant la substance active d'Amoéba, Amoéba pourrait voir les premières autorisations de commercialisation pour un usage contre le mildiou de la vigne aux Etats- Unis en 2022 et en Europe en 2025.

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Produits de base - Chimie

Dans un contexte de volatilité des cours du pétrole, la chimie verte gagne peu à peu du terrain. Son chiffre d'affaires en France est estimé par l'Association chimie du végétal (ACDV) à environ 10 milliards d'euros. Même si cela représente moins de 15% du chiffre d'affaires global de la chimie en France (75 milliards d'euros), cette activité croît de 6% par an. C'est le double de la croissance de l'ensemble de l'industrie chimique d'après l'ACDV. Toutefois, les start-up qui travaillent sur ces problématiques ont du mal à attirer les financements, notamment en capital-risque. Depuis 2011, les fonds reçus ont reculé d'environ 25%. L'une des raisons tient au retard dans la mise en oeuvre des innovations technologiques.