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Les cours du pétrole ont corrigé, lundi, après des propos du ministre russe des Finances évoquant une possible fin de l'accord de réduction de la production avec l'Opep.

Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après une ouverture en légère baisse lundi, le pétrole a accentué ses pertes en cours de séance, les investisseurs s'inquiétant de déclarations russes au cours du week-end, envisageant la fin de l'accord Opep+ de maîtrise de la production. Cet accord a permis aux cours du brut léger américain WTI de rebondir de 40% depuis le début de l'année pour s'établir à plus de 63$ le baril ces derniers jours.

Lundi soir, le contrat à terme de mai sur le brut léger américain WTI a cédé 0,77%, à 63,40$ le baril sur le Nymex, tandis que le Brent d'échéance juin reculait de 0,52% à 71,18$ au moment de la clôture du Nymex.

Réunion de l'Opep+ prévue en juin

Cité samedi par l'agence de presse russe TASS, le ministre russe des Finances, Anto Silouanov, a évoqué la possibilité d'une hausse de la production de la Russie comme de l'Opep lors de la prochaine réunion prévue en juin. L'Opep et la Russie pourraient décider de lutter pour reprendre des parts de marché aux Etats-Unis, quitte à mettre fin à leur accord de réduction de la production, a laissé entendre le ministre russe.

Il a ainsi expliqué que "nous sommes face à un dilemme. Avec l'Opep, que devons-nous faire ? Devons-nous perdre des parts de marché face aux Américains, ou mettre fin à notre accord ?" Il a ajouté que dans ce dernier cas, les cours du brut pourraient retomber à 40$...

M. Silouanov a ajouté qu'il estimait que "le risque d'une récession mondiale est très élevé"... Selon lui, la Russie s'est préparée à ce scénario : "nous sommes prêts pour un changement global des prix de l'énergie - nous avons préparé notre budget, nos réserves et notre balance des paiements", a assuré M. Silouanov.

Les membres de l'Opep et leurs alliés doivent se réunir en juin pour décider de maintenir ou non leurs quotas de production actuels. Depuis plusieurs semaines, des rumeurs prêtent au cartel la volonté de rehausser sa production afin de compenser les perturbations qui se poursuivent ailleurs, Venezuela et Libye en tête.

La production américaine est repartie à la hausse

Vendredi, les données hebdomadaires du fournisseur de services pétroliers Baker Hughes ont montré que le nombre de forages en activité avait augmenté aux Etats-Unis pour la deuxième fois consécutive, à 833 unités, après six semaines consécutives de baisse.

De quoi relancer les craintes de surproduction mondiale alors que les nuages pesant sur la demande semblent de plus en plus nombreux comme l'atteste la nouvelle révision à la baisse des perspectives de croissance mondiale du FMI. Selon les dernières données du gouvernement américain, la production US a atteint en début de mois le niveau record de 12,2 millions de barils par jour.

©2019,

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